Le PID, nouvelle maladie des modules PV

Le PID ou Potential Induced Degradation:

Cette « nouvelle » maladie du PV, mise en évidence en 2010, commence à toucher de plus en plus de modules photovoltaïques.  Le premier symptôme de ce phénomène est une dégradation rapide et inexpliquée de la puissance. Cette diminution du rendement des modules, pouvant atteindre plus de 20%  en quelques mois, n’est ni due à un vieillissement classique des modules, ni à une éventuelle erreur de montage.

Le phénomène, s’il a été révélé avant installation ne conduit pas forcément à une dégradation des modules. C’est pourquoi,  depuis 2010, les laboratoires et centres de recherche actifs dans le domaine se sont attelés à en déterminer les causes et les moyens de détection.

Cause Probable

Ce phénomène, qui pour des raisons de tension maximale admissible est plus fréquent en Europe qu’aux USA, est dû à une forte différence de potentiel qui conduit à l’apparition d’un courant de fuite à travers le verre et l’encapsulant.

En présence de cette différence de potentiel, dans les modules avec cellules au silicium cristallin et dotées d’un coating anti-réflexion (SiN ARC[1]), les ions Na+ présents dans le verre migrent à travers l’encapsulant pour tenter de rejoindre la cellule et ainsi la polluer. Ce sont donc ces ions positifs qui sont la cause de la dégradation des modules.

[1] SiN ARC: Coating Anti-Réflexion à base de nitrite de silicium. (Si3N4)

Pour plus d’information, téléchargez le document joint: PID resumé